Lever des fonds, lancer une innovation ou connaître une forte croissance ne suffit pas à obtenir une couverture médiatique. Les rédactions reçoivent chaque jour de nombreuses sollicitations : pour émerger, une start-up doit proposer un véritable sujet journalistique, pas simplement parler d’elle-même.
La clé ? Comprendre ce qui intéresse le média ciblé, trouver le bon angle et apporter des informations concrètes.
Les Échos, Maddyness, BFM Business : adapter son approche
Chaque média a ses propres attentes.
Les Échos privilégie les sujets qui dépassent l’actualité de l’entreprise pour éclairer un enjeu économique plus large, appuyé par des chiffres de croissance, d’emplois, d’investissements ou de marché.
Maddyness s’intéresse davantage à l’innovation et à l’écosystème entrepreneurial : au-delà de l’annonce, il faut montrer quel problème est résolu, pourquoi maintenant et ce qui différencie la solution, avec éventuellement des données inédites ou un décryptage de marché.
Pour BFM Business, l’actualité doit être immédiatement compréhensible et incarnée, avec un chiffre marquant, une démonstration ou un sujet en lien avec l’agenda économique, porté par un dirigeant disponible, réactif et capable de vulgariser son expertise. Dans tous les cas, l’intérêt éditorial du sujet prime sur l’entreprise elle-même.
Une actualité d’entreprise n’est pas forcément un sujet de presse
« Nous lançons notre plateforme », « nous avons développé une technologie innovante » ou « nous venons de créer notre entreprise » sont des informations importantes pour l’entreprise, mais pas nécessairement pour un journaliste.
Pour intéresser les médias, il faut donner à l’actualité une portée qui dépasse la start-up.
Une entreprise de la rénovation énergétique peut, par exemple, analyser les principaux freins rencontrés par les ménages. Une start-up RH peut partager des données sur les métiers en tension. Une foodtech peut décrypter l’évolution des habitudes alimentaires.
Dans ces exemples, l’entreprise ne cherche plus seulement à être présentée : elle devient une source d’information et d’expertise.
Les actualités qui ont le plus de potentiel
Plusieurs moments peuvent justifier une prise de parole :
- une levée de fonds significative ;
- une innovation répondant à un problème concret ;
- une forte croissance ou une implantation sur un nouveau marché ;
- un partenariat ou contrat stratégique ;
- une acquisition ou un changement d’échelle ;
- une étude ou des données propriétaires ;
Toutes ces actualités peuvent représenter des opportunités de prise de parole.
Donner aux journalistes des preuves
Les promesses commerciales et les superlatifs (« révolutionnaire », « unique », « disruptif », « leader ») sont rarement convaincants sans preuves.
Pour faciliter le travail journalistique, mieux vaut fournir :
- des chiffres précis et vérifiables ;
- des résultats concrets ;
- des témoignages clients ;
- des exemples d’utilisation ;
- une méthodologie claire pour les études ;
- des experts ou partenaires capables de compléter le point de vue de l’entreprise.
Plus un sujet est documenté, plus il est facile à traiter !
Cibler peu de journalistes, mais les bons
Envoyer le même communiqué à toute une rédaction est rarement efficace.
Il faut identifier les journalistes qui couvrent réellement le secteur, regarder leurs sujets récents et adapter le pitch au média et au format envisagé.
Un bon message doit permettre de comprendre immédiatement :
- ce qui est nouveau ;
- pourquoi c’est intéressant maintenant ;
- ce que la start-up peut apporter ;
- quelles données ou quels interlocuteurs sont disponibles.
Pensez à vous renseigner sur le journaliste que vous contactez et ses précédents sujets avant toute prise de contact. La personnalisation est souvent votre meilleur allié.
Faites de votre dirigeant un véritable porte-parole
Les relations presse ne se limitent pas aux communiqués.
Un dirigeant identifié comme expert sur quelques sujets précis peut être sollicité lorsqu’une actualité survient dans son secteur. Pour y parvenir, il faut travailler ses prises de parole, simplifier son discours et le rendre visible ! De ce côté, travailler le « personal branding » du dirigeant sur Linkedin fait partie intégrante de la stratégie RP.
Votre dirigeant doit être votre meilleur ambassadeur ! Mais l’équipe dans sa globalité, si elle est active sur les réseaux, peut participer à attirer l’intérêt des journalistes. Travaillez ainsi une solide stratégie d’ « employee advocacy » !
Les erreurs à éviter
Certaines pratiques réduisent fortement les chances d’obtenir une couverture :
- envoyer un communiqué trop commercial ;
- contacter des journalistes qui ne couvrent pas le sujet ;
- relancer sans apporter d’information nouvelle ;
- présenter comme exclusive une information déjà largement publiée ;
- exagérer les résultats ou la portée d’un partenariat
Les podcasts, newsletters et médias spécialisés peuvent également jouer un rôle important dans la construction de la crédibilité.
Faut-il se faire accompagner par une agence RP ?
Aucune agence ne peut garantir un article dans Les Échos, Maddyness, BFM Business ou un autre média. En revanche, elle peut aider à identifier le potentiel médiatique d’une actualité, trouver le bon angle, cibler les journalistes pertinents et construire une stratégie dans la durée.
A l’agence Chronique, nous accompagnons les start-up, PME et entreprises en croissance dans leur stratégie de relations presse, en combinant médias nationaux, spécialisés, pure players et régionaux et en développant la visibilité des dirigeants.
L’objectif n’est pas d’apparaître partout. C’est d’être visible au bon endroit et de positionner votre start-up dans les conversations qui comptent !
Contactez-nous-> anne.brunet@agence-chronique.com

